Adopter une posture adaptée pour le contrôle et l'audit
- Jean-François Caron - Certifié CIA et CRMA

- il y a 1 jour
- 3 min de lecture
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Sommaire

À retenir à propos du podcast " Adopter une posture adaptée pour le contrôle et l'audit "
Une posture efficace en contrôle repose sur 3 principes : neutralité & objectivité, contradiction, priorisation des constats.
La neutralité consiste à rechercher le réel, sans orienter les travaux (attention au biais de confirmation).
La contradiction (discussion des constats avec l’entité) renforce la solidité du constat final et la qualité du rapport.
Pourquoi parler de “posture” en contrôle et en audit ?
Parce qu’une bonne technique de test ne suffit pas : la qualité d’un contrôle ou d'un audit dépend aussi de la manière dont on observe, documente, discute et hiérarchise les constats.
Les 3 principes à respecter pour des constats solides selon la posture en contrôle et en audit
1) Neutralité et objectivité
Le contrôleur ne réalise pas des travaux “à charge”. Son rôle est d’identifier le réel et de constater l’existant.
Point de vigilance : ne pas orienter les contrôles en fonction de jugements préétablis (biais de confirmation).
Bon réflexe rédactionnel : distinguer clairement :
le fait constaté,
l’analyse,
l’interprétation,
la conclusion du contrôleur.
2) Contradiction
Les constats issus des tests doivent être expliqués et discutés avec l’entité contrôlée/auditée. Script.Podcast 89Si un point est discuté, pose-toi 3 questions :
Le test est-il complet ? Faut-il le compléter ?
Faut-il élargir l’échantillon pour confirmer/infirmer les premiers constats ?
Faut-il exploiter une autre source d’information ?
Ce principe renforce la solidité du constat final et améliore la rédaction du rapport de contrôle/audit.
3) Priorisation des constats
Tous les écarts ne se valent pas. Pour prioriser, analyse au moins 4 dimensions : Script.Podcast 89
a) Ponctuel vs systématique
anomalie ponctuelle
ou anomalie systématique révélant un dysfonctionnement
b) Impact (mineur vs majeur)Mesure l’impact : incident mineur ou majeur ?
c) Non-conformité “formelle” vs “non détectée”
déjà identifiée, analysée, plan d’action existant ?
ou non relevée par l’entité (donc enjeu plus sensible) ?
d) Rattachement au risque sous-jacentRelie chaque constat à un risque : relation client, marché, juridique, conformité, réputation, financier, etc.
Mini-méthode “prête à appliquer” pour adopter une posture adaptée en contrôle et en audit
Décrire le fait (observable / daté / sourcé).
Tester la solidité : contradiction + compléments (échantillon / source).
Qualifier : ponctuel/systémique + impact mineur/majeur.
Dire si “déjà maîtrisé” (plan d’action) ou “non détecté”.
Relier à un risque (conformité, réputation, financier…).
Checklist pour s'assurer que la posture est adaptée en contrôle et en audit
Mes tests cherchent le réel, sans jugement préalable (anti-biais de confirmation).
Je note aussi ce qui est conforme/satisfaisant, pas seulement les anomalies.
Je sépare fait / analyse / interprétation / conclusion.
Je discute les constats (contradiction) et je complète si besoin (échantillon / sources).
Je priorise : ponctuel vs systématique, impact, non-conformité formelle ou non détectée.
Chaque constat est relié à un risque sous-jacent.
FAQ
Pourquoi la neutralité est-elle essentielle en contrôle interne ?
Parce que le contrôleur doit constater le réel, sans orienter les travaux ; sinon il risque le biais de confirmation.
Comment éviter le biais de confirmation ?
En partant des preuves, en recherchant aussi ce qui est conforme, et en séparant fait/analyse/interprétation/conclusion.
Qu’est-ce que le principe de contradiction ?
C’est le fait d’expliquer et discuter les constats avec l’entité contrôlée, et de compléter les tests si nécessaire.
Quand faut-il élargir l’échantillon ?
Quand la discussion sur les constats montre que le test doit être renforcé pour confirmer ou infirmer les premiers résultats.
Comment prioriser efficacement les constats ?
En distinguant ponctuel/systémique, en mesurant l’impact, en qualifiant la non-conformité (déjà traitée ou non détectée) et en la reliant aux risques.
Pourquoi relier chaque constat à un risque ?
Parce que c’est ce qui permet de justifier la priorité, l’analyse causale et les recommandations/plan d’action.





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