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Lutter efficacement contre la fraude

Dernière mise à jour : il y a 7 jours


comment lutter efficacement contre la fraude

Lutter efficacement contre la fraude est une préoccupation qui concerne toute organisation car aucune entité n'est à l'abri de tout agissement frauduleux. Comment lutter efficacement contre la fraude ? Quels dispositifs déployer pour lutter efficacement contre la fraude ?

Des réponses dans cet épisode dédié à la maîtrise du risque de fraude et à l'audit, et qui s'intitule " Lutter efficacement contre la fraude".


N'hésitez pas à faire part de votre expérience en la matière en commentant ce post.



Pour aller plus loin


Sommaire


À retenir

  • Aucune organisation n’est épargnée, et les impacts dépassent le financier : climat social, confiance, réputation.

  • Une démarche anti-fraude efficace repose sur des dispositifs complémentaires : prévention + détection + réaction + amélioration continue.

  • L’audit interne contribue en évaluant la robustesse du dispositif et en examinant les indices de fraude dans le cadre des missions.


Pourquoi la fraude progresse

La fraude évolue avec :

  • la complexité des activités (plus d’acteurs, plus de flux, plus d’exceptions),

  • la numérisation (outils, data, automatisations),

  • et des technologies plus puissantes (dont l’IA), qui peuvent accroître la sophistication des schémas frauduleux.

Conséquence : il faut traiter la fraude comme un risque à part entière, au même titre que les autres risques opérationnels/financiers.


Les 3 dispositifs clés pour lutter efficacement contre la fraude

1) Sensibiliser, de façon ciblée et régulière

Deux angles complémentaires :

  • Fraude externe : cibler les équipes en relation avec des tiers (clients, fournisseurs) et former aux signaux d’alerte (escroqueries, faux RIB, usurpation…).

  • Fraude interne : rappeler les règles, les sanctions et le cadre disciplinaire, avec une communication portée par la gouvernance et répétée dans le temps.

Bon réflexe : conclure chaque sensibilisation par une mini-évaluation (10 questions), pour valider l’acquisition des points clés.


2) Intégrer la fraude au dispositif global de maîtrise des risques

L’anti-fraude est plus efficace quand il s’inscrit dans :

  • la cartographie des risques (où sont les zones d’exposition ?),

  • et un plan de contrôles associé (qui contrôle quoi, à quelle fréquence, avec quelles preuves).


3) Combiner contrôles préventifs + contrôles détectifs (et boucler)

Il n’existe pas de “contrôle miracle” : c’est la combinaison qui réduit le risque.

  • Préventif : empêcher ou rendre la fraude difficile (ex : séparation des tâches, validations, droits d’accès).

  • Détectif : repérer vite les anomalies (ex : revue des suspens, rapprochements, alertes, contrôles a posteriori).

  • Amélioration continue : après un incident, mener une analyse causale pour corriger les failles et renforcer la prévention (“la détection nourrit la prévention”).


Le rôle de l’audit interne dans la lutte anti-fraude

L’audit interne intervient notamment pour :

  • évaluer si les contrôles préventifs et détectifs existent, sont appliqués et correctement encadrés,

  • vérifier que les dispositifs d’alerte fonctionnent à tous les niveaux, y compris gouvernance,

  • et, selon le contexte, examiner les éléments probants liés à des soupçons de fraude (missions d’assurance et éventuellement enquêtes).


Checklist anti-fraude (10 points)

  1. Les scénarios de fraude externes et internes sont-ils cartographiés ?

  2. Les processus à forts enjeux (paiements, achats, ventes, paie, stocks, SI) ont-ils des contrôles clés formalisés ?

  3. La séparation des tâches est-elle réelle (et pas seulement “sur le papier”) ?

  4. Les droits d’accès SI sont-ils revus périodiquement (entrées/sorties/mutations) ?

  5. Les changements sensibles (RIB, IBAN, coordonnées tiers) ont-ils une validation renforcée ?

  6. Les suspens/écarts font-ils l’objet d’une revue régulière ?

  7. Existe-t-il un canal d’alerte (whistleblowing) connu, accessible, et testé ?

  8. En cas d’incident, y a-t-il une procédure (conservation des preuves, circuit décisionnel, communication) ?

  9. Les sanctions et règles sont-elles rappelées au moins annuellement ?

  10. Après incident, une analyse causale est-elle réalisée et suivie d’un plan d’actions ?


FAQ

Quelle est la différence entre fraude interne et fraude externe ?


La fraude externe provient de tiers (clients, fournisseurs, escrocs…), tandis que la fraude interne est commise par des collaborateurs ou assimilés. Les deux nécessitent des actions de sensibilisation et des contrôles adaptés.



Pourquoi combiner contrôles préventifs et détectifs ?


Parce que la prévention réduit la probabilité, mais ne suffit jamais. La détection permet d’identifier rapidement les signaux de fraude et d’alimenter une amélioration continue via l’analyse causale.


Quel est le rôle concret de l’audit interne ?


L’audit interne évalue si les dispositifs existent, fonctionnent et couvrent les zones exposées : contrôles préventifs/détectifs, dispositifs d’alerte, gouvernance. Il peut aussi contribuer à examiner des éléments probants en cas de soupçon.


Quels processus sont le plus souvent sensibles ?


Souvent : achats/paiements, ventes/remises, trésorerie, paie, stocks, données comptables et systèmes d’information. L’idée est de partir des flux “argent / actifs / données” et des exceptions.


Quelle première action simple à mettre en place ?


Mettre une revue régulière des suspens/écarts et renforcer le contrôle des modifications de coordonnées bancaires tiers : ce sont deux points à bon rendement, souvent révélateurs.


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