Comprendre le risque opérationnel
- Jean-François Caron - Certifié CIA et CRMA

- 9 déc. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 janv.

Comment comprendre le risque opérationnel ? Quels sont les facteurs de risque opérationnel ? Quels dispositifs de contrôle interne pour maîtriser le risque opérationnel ?
Des réponses dans cet épisode dédié à la maîtrise du risque opérationnel et à l'audit, et qui s'intitule " Comprendre le risque opérationnel ".
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Sommaire
À retenir
Le risque opérationnel est universel : toute organisation y est exposée, quel que soit son secteur ou sa taille.
Il provient surtout de 4 facteurs : humain, processus, système d’information, événements externes.
La maîtrise passe par un contrôle interne concret (prévention + détection) et une organisation en trois lignes de défense.
Définition du risque opérationnel
Le risque opérationnel, c’est le risque de perte, d’incident ou de dysfonctionnement lié à la manière dont l’organisation exécute ses activités : personnes, processus, SI, facteurs externes. Il touche toutes les fonctions, donc tous les métiers de contrôle/audit sont concernés.
Les 4 facteurs de risque opérationnel et les leviers d'action pour les maîtriser
1) Facteur humain
Risques : erreur, faute, fraude. L’erreur est fréquente et doit être réduite et exploitée pour progresser.
Leviers : formation ciblée, relecture/contrôle indépendant, supervision, rotation des tâches, dispositif d’alerte.
2) Facteur processus
Risques : processus désorganisés, trop complexes, non encadrés, sous-dimensionnés en ressources.
Leviers : procédures/modes opératoires à jour, simplification, contrôles clés intégrés au flux, capacité/charge.
3) Facteur système d’information
Risques : obsolescence, panne, détournement, cyberattaque, défaut de sécurité.
Leviers : gestion des accès, sauvegardes, supervision, patching, plan de continuité, contrôles applicatifs.
4) Événements externes
Risques : événements empêchant l’activité (ex : crises sanitaires).
Leviers : PCA/PRA, scénarios de crise, plans de repli fournisseurs/locaux, communication de crise.
Dispositifs clés de contrôle interne pour la maîtrise du risque opérationnel
Contrôle indépendant des saisies/traitements
Rapprochements entre bases de données
Séparation des tâches
Procédures / modes opératoires régulièrement mis à jour
Sécurisation des informations
Organisation pour la gestion des risques opérationnels : les 3 lignes de défense
1ère ligne : opérationnels = exécution + auto-contrôles
2ème ligne : fonctions risques/contrôle = cadres, méthodes, pilotage
3ème ligne : audit interne = évaluation indépendante.
Comme le risque opérationnel concerne tous, “personne n’est exonéré de tout contrôle”.
Checklist des points clés pour la maîtrise du risque opérationnel
Les incidents/opérations sensibles sont-ils recensés (registre incidents) ?
Les erreurs récurrentes sont-elles analysées (causes + actions) ?
Les tâches critiques ont-elles une séparation des tâches réelle ?
Les saisies/traitements ont-ils un contrôle indépendant ?
Des rapprochements existent-ils (données / compta / flux) ?
Les procédures/modes opératoires sont-ils à jour et utilisés ?
Les ressources sont-elles cohérentes avec la volumétrie (charge/capacité) ?
Les droits d’accès SI sont-ils revus périodiquement ?
Les sauvegardes et tests de restauration sont-ils réalisés ?
Existe-t-il un PCA/PRA testé (scénarios externes) ?
Les contrôles clés ont-ils des preuves (traces) et des responsables ?
Les rôles “3 lignes de défense” sont-ils compris et appliqués ?
FAQ
Qu’est-ce qui distingue le risque opérationnel des autres risques ?
Il est transversal et provient surtout des personnes, des processus, du SI et des facteurs externes.
Quels sont les 4 facteurs principaux caractéristiques du risque opérationnel ?
Humain, processus, système d’information, événements externes.
L’erreur est-elle “acceptable” en matière de risque opérationnel ?
On ne la souhaite pas, mais elle est fréquente : l’enjeu est de réduire sa probabilité/impact et d’en tirer des leçons.
Quels contrôles internes donnent le plus de résultats pour réduire les risques opérationnels ?
Séparation des tâches, contrôle indépendant, rapprochements, procédures à jour, sécurisation de l’information.
Pourquoi parler des 3 lignes de défense concernant la gestion des risques opérationnels ?
Parce que la maîtrise repose sur l’organisation : chacun a un rôle de contrôle, et l’audit interne apporte un regard indépendant.
Par où commencer si on n’a rien formalisé en matière de gestion des risques opérationnels ?
Lister les processus critiques, identifier 5–10 contrôles clés, désigner un responsable, et mettre en place un registre d’incidents.





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